

Marc Baron
Marc Baron vit et compose de la musique à Paris.
Musicien ayant grandi dans les musiques improvisées à la fin des années 90-2000, le studio est devenu depuis une quinzaine d’année le principal lieu de ses recherches.
Ses outils sont anciens, presque uniquement analogiques, parfois lourds et toujours fragiles : les magnétophones à bande en constituent le centre; le microphone, le synthétiseur, la table de mixage, les alentours; l’ordinateur, la marge.
Son travail est souvent répétitif et minutieux et cherche à créer les conditions d’apparition de petits phénomènes sonores rares et abimés dont il aime prendre soin.
Il imagine des procédés atypiques entremêlant l'acoustique, l'électronique et le magnétique pour trouver dans la matière ainsi générée, une forme d’étonnement et de joie propre à la contingence, qu'il ressaisit, le moment venu, dans des compositions.
Il entretient un rapport quasi quotidien avec la prise de son, essentiellement domestique, peu spectaculaire et déterminée, en dernière instance, par les spécificités du support magnétique.
Depuis quelques années, le concert est devenu l’occasion d’une pratique à part entière : celle de l’amplification du quasi rien (le bruit de la bande, celui du magnétophone, de l’espace du concert) et de sa transformation par toute une série de contaminations, bouclages électroacoustiques et corrosion magnétiques.
Bâtir une machinerie, comme une table d’opération, pour appréhender un lieu de concert, sans aucune matière pré-enregistrée, faire avec ce qui est là, et prendre le travail en train de se faire comme point de départ.
Ses travaux ont été publiés sur des labels tels que Cathnor records, Potlatch, Erstwhile Records, Eich, Moremars, Glistening Examples, Penultimate Press, Holidays records.
Il y a les sons que je collecte, ceux que je fabrique, il y a ce que j'établis en amont par des protocoles et que je projette. Surtout, tout ce qui vient là, à mes oreilles, parfois par hasard, lorsque la matière est travaillée dans le studio, par la bande magnétique, par le microphone. Au départ, aucun son ne m'intéresse plus qu'un autre, je vais simplement là où je pense sentir quelque chose et je creuse. La forme que cela prend (diffusion, performance, disque) dépend essentiellement de la musique elle-même. Lorsque cela a du sens, l'espace ou le contexte de diffusion peuvent aussi la déterminer. La complexité des qualités, leur assemblage, est le fond-même de ma musique ; prise entre un réalisme d'apparence et le désir du plus grand flou. Je cherche une tension.
https://marcbaron.bandcamp.com/
En bref :
Marc Baron – Paris - inaGRM
concert/performance – sortie de résidence.
(dé)construction électroacoustique où la bande magnétique, en tension, est la ligne délimitant des paysages sonores créés in situ.

Le Potentiel (Paul Laurent & Axel Gaudron)
« Paul Laurent, le virtuose du magnéto historique Nagra et des boucles de bande magnétique, maître des objets amplifiés et Axel Gaudron au piano électrique et au traitement électronique en temps réel.
Ensemble, ils (se) livrent une joute sonore des plus décapantes, où leurs destins se jouent, s’entremêlent, s’évitent, entrent en collision, s’enlacent, s’épousent pour mieux se repousser, s’abjurer mutuellement, dans un processus de constante composition – ou décomposition in situ, en direct – où ils se jaugent et se stimulent mutuellement, à coup de moult aspérités, voire des silences gênés, dans un duo duel chaloupant, tantôt donc en affrontement vénère, tantôt en simulacre d’une parfaite idylle / osmose – mais ô combien éphémère. »
James Zuckerzeit
https://echoecho.fr/le-potentiel/
https://viacava.bandcamp.com/album/au-stade-de-d-tail
En bref : Le Potentiel (Axel Gaudron et Paul Laurent) – Orléans/Tours Duo de virtuoses de la composition spontanée, oscillant entre collision et collusion dans une ambiance électro/magnétique.

Mathieu SYLVESTRE
Musicien autodidacte basé à Berlin depuis 2010, il s’est produit à de multiples reprises au niveau international, tant en festivals, en salle de concerts, en galerie d’art ou en centre de danse contemporaine et a pris part à de nombreuses collaborations.
Les performances sonores électroniques en direct, basées sur des motifs improvisés, se concentrent sur la dimension plastique et physique de la musique bruitiste et explorent les limites, les seuils et les passerelles entre sons analogiques, notamment autour d’un magnétophone à bandes Revox B77 couplé à des synthés, et sons numériques ou field recordings.
"Listen listen listen to the droning mesmerizing exploding noise of Mathieu Sylvestre as he creates and performs the soundtrack for the art underworld."
Beat Ron Whitehead
Depuis 2024 la musique de Mathieu Sylvestre est disponible sur le label Newyorkais ALREALON.
https://mathieusylvestre.bandcamp.com/
en bref :
Mathieu Sylvestre - Berlin
Electro bruitiste sur fond de boucles de magnétophone Revox B77 et traitements numériques en temps réel.

